11 Novembre 1918 : fin de la grande boucherie

Publié le par frico-racing

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Le 11 novembre 1918, prenait fin une boucherie entre impérialismes qui avait débuté quatre ans plus tôt avec le soutien des social-démocraties de chaque pays.

La ligne de front se trouvait encore en Belgique et en France et pourtant l’Allemagne demande l’armistice.

Il faut alors rappeler la situation intérieure de ce pays où avaient déjà éclaté des grèves et des manifestations contre la guerre dès 1916.
En 1917, de nombreux mouvements populaires suivent en parallèle l’évolution de la révolution russe. Sa victoire en octobre 1917 sert aussi d’exemple aux jeunes organisations révolutionnaires allemandes. Des mutineries et "fraternisations" on lieu de part et d'autre des tranchées, en France plusieurs centaines de mutins seront fusillés pour l'exemple !...(727 estimation basse)

En janvier 1918, une grève générale débute à Berlin et touche l’ensemble de l’Allemagne. Les dirigeants sociaux démocrates agiront habillement pour éviter que ce mouvement ne débouche sur une situation révolutionnaire.

Cependant, la situation continue de se dégrader et devient même insurrectionnelle en octobre avec la mutinerie des marins de Kiel, une extension de la grève générale, un soulèvement des militaires à Berlin, la mise en place de conseils ouvriers, paysans et soldats remettant en cause les autorités locales qui iront jusqu’à la proclamation de la République socialiste de Bavière début novembre 1918.
Là encore, le dirigeants socialistes sont à la manœuvre pour endiguer la révolution et passent des accords avec les dirigeants réactionnaires pour donner quelques miettes qui permettront de désamorcer la situation tout en participant à un gouvernement de coalition.
C’est la peur des possédants qui amène les dirigeants à en finir avec la monarchie en proclamant la république et en demandant l’armistice.

Les dirigeants révolutionnaires allemands Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg seront assassinés le 15 janvier 1919, sur ordre du ministre socialiste Gustav Noske, chargé de la répression des révolutionnaires.

Les puissances occidentales, se retrouveront pour attaquer la jeune Union soviétique déjà aux prises avec les armées blanches qui tentaient de rétablir l’ordre ancien.

Le 11 novembre n’est pas une victoire. C’est la commémoration de la fin d’une boucherie due à l’appétit des capitalistes qui règlent leur compte avec la peau des autres, mais qui savent très bien s’entendre pour écraser toute remise en cause de leur système d’exploitation avec l’aide des sociaux démocrates.

Le 11 Novembre fête de l'Armistice de la terrible guerre de 14/18. Comment en cette journée ne pas penser à Jaurès, celui qui ne voulait pas de cette boucherie qui massacrerait les pauvres des deux côtés, l'ennemi n'a jamais été l'autre côté, mais ceux qui s'enrichissent dans les guerres où meurent les petites gens.

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est abattu au Café du Croissant dans le 2ᵉ arrondissement de Paris. En tirant à deux reprises sur le dirigeant socialiste depuis la rue Montmartre, Raoul Villain accéléra à n’en pas douter la marche vers la guerre, déclarée seulement trois jours plus tard, le 3 août 1914. L’engagement pacifiste de Jaurès, prédicateur jusqu’à son dernier souffle de l’unité prolétarienne internationale, l’a exposé à la vindicte du nationalisme ambiant. Nationalisme que certains tendent nous nous remettre au goût du jour ces derniers temps à longueur de médias...

" Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage."
 
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